Le Taïwanais Wu Hsi-deh [吳錫德], professeur émérite au département de français de l’université Tamkang, à New Taipei, et le Français Victor Louzon, maître de conférences à l’université de la Sorbonne, à Paris, se sont vu remettre le 29e prix de la Fondation culturelle franco-taïwanaise, le 14 septembre dans la capitale française. Cette distinction vient récompenser leur action en faveur du développement des échanges entre les deux pays.
Selon le ministère de la Culture, la cérémonie de remise du prix a eu lieu à l’Institut de France. Une centaine de représentants des milieux universitaires, artistiques, culturels et politiques des deux pays y ont assisté, notamment le ministre taïwanais de la Culture, Li Yuan [李遠], et Jean-David Levitte, président de l’Académie des sciences morales et politiques de l’Institut.
S’inspirant des mots célèbres d’André Malraux, premier ministre français de la Culture, Li Yuan a affirmé que l’art constitue « le chemin le plus court reliant Taiwan au reste du monde ». Il a ajouté que la liberté est une valeur partagée avec la communauté internationale.
Ce prix permet aux deux pays de se rapprocher grâce aux arts, aux savoirs et aux sciences humaines, a-t-il déclaré, précisant que le gouvernement taïwanais s’engage à garantir un paysage culturel libre et démocratique, au sein duquel chacun peut exprimer pleinement sa créativité.
Jean-David Levitte a souligné que, depuis trente ans, ce prix favorise sans relâche les échanges culturels entre la France et Taiwan. Il a salué les réalisations des deux universitaires lauréats dans leurs domaines respectifs ainsi que leurs contributions, qui mettent en lumière les liens profonds et durables unissant Taiwan à la France, mais aussi à l’ensemble de l'Europe.
Dans son discours de remerciement, Wu Hsi-deh, qui a étudié à Paris il y a plus de quarante ans, a déclaré que ce prix représentait non seulement un accomplissement personnel, mais aussi un hommage à l’amitié entre Taiwan et la France.
Victor Louzon a déclaré avoir pris conscience, au fil de ses recherches sur la transformation du pouvoir politique à Taiwan, que l’histoire de l’île ne devait pas devenir une monnaie d’échange entre grandes puissances. Il a salué le peuple taïwanais pour sa réflexion continue sur sa propre identité, alors même que de plus en plus de personnes sont séduites par la stabilité apparente des régimes autoritaires.